Étude de cas

L’avancement de la technologie ne peut qu’améliorer le futur de l’homme. Sauf que parfois, la mauvaise utilisation de ces technologies peut créer des problèmes. Prenons l’Internet par exemple, aujourd’hui tout le monde est connecté. Les médias sociaux permettent de savoir ce qui se passe partout sur la planète et aussi dans la chambre des voisins. Nous avons maintenant rapidement accès à de l’information qui, auparavant, était chasse gardée de « spécialistes ». Aujourd’hui tout le monde peut poser une question sur un moteur de recherche afin d’en avoir une réponse, c’est à se demander à quoi ces soit disant « spécialistes » servent de nos jours.

Cependant, il est important de noter que l’information n’est pas toujours juste, vraie ou validée. Nous n’avons pas à l’écran la nuance de certains faits. Il est toujours préférable de prendre ce genre d’information avec un grain de sel et qu’avant de vendre la peau de l’ours, il faut s’assurer de bien l’avoir tué.

Prenons l’exemple de Myriam. Elle a 25 ans, étudiante en finances, elle vit dans un petit condo pas trop grand, mais confortable. Elle travaille à temps partiel à la bibliothèque de l’université et offre aussi du tutorat en fin de session aux étudiants qui en ont besoin. Elle s’entraîne trois fois par semaine et fait du yoga le samedi matin. Myriam fait bien attention à son alimentation et s’assure de toujours manger des produits bio et frais. Elle boit un litre d’eau par jour et limite sa consommation d’alcool à deux verres de vin rouge par semaine.

Il y a quelques temps Myriam a été atteinte d’un mal de tête, elle a pris deux cachets d’un médicament vendus librement en pharmacie dédié à soulager les maux de tête. Elle a répété ces consignes aux 6 à 8 heures, tel qu’indiqué par la posologie. Après deux jours, elle a commencé à s’inquiéter et a donc décidé qu’une petite recherche sur Internet serait beaucoup plus apte à la rassurer que d’aller faire perdre son temps à un médecin dans une clinique.

Quelques recherches plus tard, et une liste de symptômes grandissante, plusieurs nuits sans sommeil, moins d’eau, moins d’exercices, et voilà Myriam convaincue qu’elle à une tumeur au cerveau. Elle décide donc finalement  d’aller s’asseoir dans la salle d’attente d’un hôpital pour rencontrer un médecin. Ce dernier prescrit à Myriam des cachets en ventes à la pharmacie, une bonne nuit de sommeil, beaucoup d’eau et des exercices de relaxation pour évacuer le stress. C’est à ce moment que Myriam s’est écriée : « MAIS C’EST UNE JOKE?? JE VAIS MOURIR! » avant de s’en aller en trombe.

Aujourd’hui Myriam reste chez sa mère, elle a abandonné son cours en finances et son travail à l’université, elle n’offre plus de tutorat et ne s’entraine plus. Elle passe ses journées sur internet ou à la recherche d’un médecin qui voudra bien lui faire passer les tests nécessaires pour prouver qu’elle a bien une tumeur. Chaque jour, elle est un peu plus désespérée et toujours insatisfaite du diagnostic des médecins. Chaque jour, elle voit ses chances de survie diminuées et sa douleur augmenter.

La morale de cette histoire, mieux vaut l’opinion d’un médecin qu’une recherche sur Internet.

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