C’est quand?

Ostie de société de consommation de marde de cul d’épais d’criss!
Consomme, consomme!!
Tabarnak, ça fait un an que je ne consomme plus, pis j’essaie ben fort de ne pas flancher…

8 mois dans un ostie de centre de désintox de cul, à me faire parler du bon dieu… Calisse… Si jamais y’existe, ton dieu de BS, viens surtout pas me dire qu’il est bon…

8 mois à me refaire une p’tite force qui vaut pas grand-chose, pour me promener dans le métro souillé pis voir les ostie de junkies se shooter devant mes yeux. Avec leurs seringues qui trainent partout! Criss de ville sale de marde, jamais nettoyée, jamais prise en main, dégueulasse. Calisse d’argent qui pue, qui sert juste aux riches… Pis nous autres, le p’tit peuple de regards baissés qui se traine les pieds dans dèche. J’sais pas si c’est à cause de Charest, de Tremblay ou de Harper, mais c’est d’la marde, juste d’la criss de marde…

Tant que tu fais rouler l’économie…
Tant que t’achètes… Tant que tu consommes…

Awèye, calvaire! Consomme, ostie d’épais! Achète pis jette! Des bébelles, des batteries, des écouteurs, des bonbons, des télés couleur, des dvds, pis même les affaires de cœur. On consomme, pis on jette. Quand ça marche pu, quand ça fait pu ton affaire, calisse ça dins vidanges pis calisse-moé patience. Non seulement on jette ce qu’on achète, on jette même les gens, les relations. C’est dur de garder quelque chose de solide, de vivant, d’entretenir… Pareil avec les fleurs… On les arrose pas, pis on jette le pot quand ça meurt. Who cares si j’ai pas le pouce vert, who cares si l’amie a fait une erreur, on calisse tout aux poubelles, sans regarder derrière. Le cœur pis les poings serrés, on marche la tête baissée dans ce monde de consommation de marde qui nous appauvrit l’esprit, comme le corps. Facilité. Faiblesse. Lâcheté.

J’ai d’la misère. J’ai d’la misère à lâcher prise, j’ai d’la misère à avancer… Même dans les bras de Mikaël, quand il me dit « ça va aller, Rose… ça va aller… », j’ai d’la misère à rester droite. À rester forte. D’la misère en tabarnak à croire à un monde meilleur, un monde de cœur pis de têtes bien hautes. Un autre monde que c’te monde de lâches pis de pas fiables pis de têtes dans le sable. Tabarnak, c’est quand qu’on va se lever pis se tenir debout, main dans la main, pis avancer, AVANCER CALISSE! C’est quand, hein?! C’est quand qu’on va se dire que non, c’est pas facile, mais que oui, ça se peut!? Qu’on va faire des efforts, des vrais? Qu’on va mettre un pied devant l’autre, qu’on va réparer au lieu de détruire, qu’on va s’aimer??

C’est quand, hein, qu’on va s’aimer?!

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Une réflexion sur “C’est quand?

  1. «Awèye, calvaire! Consomme, ostie d’épais! Achète pis jette!» Toute la hargne, le dégoût et la rage face à la société de consommation se tiennent ces quelques mots. On va s’aimer quand on va atteindre le fond, j’en ai bien l’impression. Et espérons que nous ferons une révolution québécoise aussi belle et puissante que la révolution islandaise ces derniers temps… 🙂

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