Thème 11

Le thème:

À volonté

Contrainte:

Parler d’une image ou en être inspiré.

Bonne semaine!

5 réflexions sur “Thème 11

  1. By PE

    Portrait de Famille

    Tout ce dont on a besoin, on l’a déjà.

    À volonté !

    Depuis longtemps, mais on ne sait pas, voir, ni regarder.

    Car si on fait le tour de ce dont on a besoin, une image se construit et soudain tout apparaît.

    Le portrait du bonheur est là, sous nos yeux, bien encadré, au dessus de la cheminée, du feu, depuis tant d’années, depuis la nuit des temps, mais on ne le voit pas.

    Je regarde ce portrait, je mets mes lunettes, presbytie oblige, j’ai 46 ans, et moi comme tous les autres je passe par le couloir du temps.

    Devant moi je vois une famille, je vois des regards enjoués, des mains qui se posent sur des épaules, des corps qui se collent, des visages illuminés, des expressions uniques, figées, une image témoin, je vois de l’amour.

    Cette famille est réunie autour d’une table bien garnie, c’est la fête, il y a de quoi manger, on y voit toutes sortes de denrées.

    Et des bouteilles, pour s’enivrer.

    Je vois le début d’une maison, d’un toit, de quoi tous les protéger, je vois une forêt, un ruisseau, je devine des poissons, des animaux, des arbrisseaux.

    Mais si je tourne l’image, je vois que…

    Tout ce dont on n’a pas besoin, on l’a déjà, aussi.

    À volonté !

    Depuis longtemps, mais on ne sait pas, voir, ni regarder.

    Car si on fait le tour de ce dont on n’a pas besoin, une image se construit et soudain tout apparaît.

    Le portrait du malheur est là, sous nos yeux, bien encadré, au dessus de la cheminée, du feu, depuis tant d’années, depuis la nuit des temps, mais on ne le voit pas.

    Je regarde ce portrait, je mets mes lunettes, presbytie oblige, j’ai 46 ans, et moi comme tous les autres je passe par le couloir du temps.

    Devant moi je vois une famille, je vois des regards éteints, des mains qui pendent dans le vide, des corps qui ne se touchent pas, des visages sombres, des expressions uniques, figées, une image témoin, je vois de la détresse.

    Cette famille est réunie autour d’une table vide, elle a faim, il y n’a rien à manger, on n’y voit aucune denrée.

    Le manque d’eau donne des hallucinations.

    Je ne vois aucune maison, pas un toit, rien pour les protéger, pas de forêt, pas de ruisseau, je ne devine pas de poissons, pas d’animaux, pas d’arbrisseaux –

    Je ne vois qu’une image,

    Deux expressions,

    À volonté !

  2. Bravo PE, ça fait réfléchir tout ça… je devrai relire. J’aime la répétition et c’est très imagé.

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