Duo quidam

Nourrisson, garçon. Garçon, ado. Puis ado homo. «Gay, fif, fag» au fond aigri, au fond abattu. J’avais l’ambition d’un boa autour du cou. Shiva ou lolita ravissait ma fiction. Mais mon boa traînait là, haï.

Mal foutu garçon, ado. Mal foutu d’ado-homo à play-boy-homo à play-boy-trans. Chagrins d’amour aux maux du corps. Puis un bistouri. Pour grandir jusqu’aux illusions d’un gamin. Saignoir fais-moi au poil. D’un coup. Pour la transformation d’un moi hors tout, d’un animal tordu, pourri par la chair surplus.

Homo-paria, tu concourras la Miss aux bas-fonds. Qui saint-salauds toubibs, qui amours fous, qui amants salis, qui dira quoi ? Jamais il n’y aura d’adjuvat pour mon fait. A pari d’un graffiti sans i. Un trait manquant. Sans script pour garantir au soupçon du vagin. Sans son contour, sans son profil, sans son jabot. Un moi sans qualificatif, un moi sans son, un moi sans mot.

D’antan bâtard sans attribut. D’autant asocial, agrammatical. Duo quidam ravi par plus bas instincts. Moins soustrait aux lois du mois qu’à l’imagination d’un garçon mal foutu. Aujourd’hui, l’on sait mon cas d’avant puis un fait. Droit ni à l’insignifiant ni au capital. Dans mon fiasco d’ambitions, ma saga n’aura jamais connu la paix.

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