.

Je me traîne, tu te frottes. Je me glisse, tu te masses. Je m’auto-flatte sur ta peau de madame. Je suis un ventre. Comme un cylindre qui s’astique et s’élastique sur toi ou n’importe quoi. Plein de dur pis de tendre. Juste un bas ventre. Ni trop maigre ni trop gras. Souple, raide, oblong, parfait. Assez frais pour te titiller, t’empêcher de dormir et te fatiguer. Assez charnel pour réveiller ta petite peau blanche, en manque.

Viens que je me frotte, que je me traîne. Viens que je m’enlacerais, que je me courberais dans tes courbes. J’ai faim de chair lisse qui me coulisse. Qui me pénètre par en-dedans.

L’autre folle qui m’a ramené chez elle, qui dort avec moi, qui me trouve beau, qui me trouve doux. L’autre folle, je suis presque rendu plus long qu’elle. L’autre folle en manque ne sait pas sur quelle mortelle bébelle elle se frotte.

Tu me trouves sensuel ma belle. Je prends tes mensurations soir après soirs.  Attends de me voir du dedans. Trois quatre souris pis d’ici deux trois nuits, la bouche qui se disloque, qui se salive, toute grande. Tu finiras en gaine de cuir. Fourrée dans ton bel étui en serpent.

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3 réflexions sur “.

  1. Merci. L’affaire du serpent qui prend la mesure de son maître pour voir s’il est prêt à le gober, ça été observé. Ne pas faire dodo avec serpento.
    🙂

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