Réflexions sur le suicide

Les ombres n’ont pas d’emprise parce que je cours plus vite (oeuvre de l’artiste-peintre québécoise Nathalie Boissonnault)

 

Le suicide est un transfert de souffrance; au départ une personne souffre, ensuite souffrent tout ceux qui l’aiment. Le suicidaire, aveugle aux bonnes choses, dépassé par la souffrance, voit sa mort comme la solution ultime qui le fera cesser de souffrir, alors qu’elle causera surtout une très grande souffrance à tout ceux qu’il laisse derrière – et donc au suicidé lui-même – car, dans l’éventualité qu’il y ait une vie après la mort, le défunt pourra saisir l’impact négatif qu’aura soulevé son geste dans la vie de ses proches, et il lui faudra du temps pour se pardonner, et pour guérir. Dans l’éventualité où il n’y aurait absolument rien après la mort, la personne est tout de même morte malheureuse, en rendant tout le monde autour d’elle malheureux. Bref, dans un cas comme dans l’autre, le suicide n’est pas la solution – puisque cet acte n’est positif pour personne. C’est en pensant à ceux qu’il aime, et à tout ce qu’il aime, que le suicidaire peut s’éloigner de sa souffrance, car il s’accroche ainsi à quelque chose de positif pour lui. Et cela lui fait prendre conscience qu’il n’est pas seul, que tout n’est pas noir.  Il faut rester vigilants.  On doit, par tous les moyens, redonner espoir à tout ceux qui sombrent dans le désespoir après s’être laissés envahir par la souffrance sans réussir à faire le ménage en eux. PERSONNE ne devrait mourir malheureux. C’est trop triste. Pour tout le monde.

Si vous lisez ceci et que vous avez des idées noires, allez manger une crème glacée.  Ou du chocolat.  Allez au cinéma.  Tout le monde aime ça.  Remettez vos plans.  Même si vous êtes en paix avec la décision de mourir, ce que vous avez besoin avant tout, c’est d’être aidé, d’être aimé – pas de mourir.

Et voici un numéro, au cas où vous seriez toujours convaincus, au cas où vous seriez même soulagé et heureux d’avoir décidé d’en finir et ce, malgré la crème glacée, malgré le chocolat, malgré le cinéma…

1-866-APPELLE.

Et n’attendez pas.  Je pense à vous.

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4 réflexions sur “Réflexions sur le suicide

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