Non, ce n’est pas une soirée-mini-putt-side-by-side-en-mustang-jaune-décapotable-with-you-guys-avec-virgin-sex-on-the-beach-ou-ride-the-dragon-craziest-east-coast- scenic-rollercoaster-park qui va me faire défâcher

J’ai mes règles : vacances rêvées de rêve de cette année de merde : mes règles ; règles parfaitement synchronisées sur le cycle de la lune et donc les marées avec en prime : ballonnements utérins de type – c’est des triplés ? – heu, non, c’est des «menstruée» (voir evidence photo number 36) donc, topo : tandis que (je l’appellerai) ancien-père se la joue G.O.-méga-old-school-speedo-qui-baîlle-du-cul tout en gueulant sa joie de s’exhiber la craque dans les vagues comme un putois en vacances, moi, comme d’hab dans ce cauchemar de huis-clos familial, je cherche les chiottes pour m’enfiler ce putain d’O.B. Special Teenager (my-one-and-only-summer-love) quand ancien-père, champion de chez champion, me balance à tue-tête – LES BOUSE HOUSE SONT À L’ENTRÉE DE LA BEACH À CÔTÉ DE LA TENTE DE SUPER SEX LIFEGUARD (génial, manque que de gueuler très fort que j’ai envie de caca) ; évidemment, tu penses, la meute de sublimes surfers se tournent automatiquement vers moi tout juste comme je pointe la Bouse House du doigt d’un air interrogateur style genre little french connasse et, trop la honte, je vire totalement au red quand j’entends-ti-pas Capitaine Naze aka ancien-père gueuler à ancienne-mère que les plages sauvages à grosses vagues, c’est tellement trop de la balle qu’-on se fout à poil ; soudain, je dye ; le ex-dad : trop-reggae-love-caïd-de-la-couille-qui-pendouille et les mommy ricaines supra cathos qui oh my godent à qui mieux mieux en cachant les yeux de leurs baby-cachalots en little swimmers (tiens, c’est ce qu’il me faut) ; alors je lance le plus giga-méga-bad-fatal-look-of-your-life à former-mother (qui, évidemment, se marre comme une picoleuse qu’elle est, sans aucune considération pour moi et my love, le surfer à taches de rousseur sponsorisé par Quicksilver, she’s so-betraying-my-life, so-vie-de-merding-me en se débarrassant façon Lady Gaga de son bik qu’était déjà way trop tiny pour une menopaused), mais là, coup de théatre, le nec-plus-ultra des sauveteurs de la côte est américaine de la galaxie, celui dont parlait certainement ex-père (way plus nec ultra que Quicksilver surferboy) rapplique vers vieux-nudistes-bourrés avec l’élégance de la Jeunesse Qui Sait Se Tenir, Qui Sait Avoir Du Plaisir dans le Sport par exemple, ou dans L’Aide à la Communauté, La Confrèrie, La Fanfare Municipale, Offrir De Son Temps Aux Personnes Âgées, bref Good Values et sans se murger la gueule comme des chameaux qui se retiennent cinquante semaine par année, nec plus ultra super choupi rapplique donc, en faisant no, no, no du finger et en montrant son sublime bermuda parfaitement seyant et qui glisse sur ses reins comme s’il était Le David de Le Michel-Ange, mais moi, newly-orpheline, je ne peux plus voir ça, mes émotions sont trop fortes, trop hormonales, JE DEVIENS FEEEEEEMMMMMMMMME, je courre vers la Bouse House avec mes O.B. Special Teen qui sautent hors de mon sac-à-main-de-fille-menstrue comme pour baliser my journey de summer-descente-aux-enfers through feminity, je courre et courre comme si la fin du monde venait vite derrière pour m’emmener malgré moi vers the Bouse House : where I belong, et là, je me vois, je me day-dreame pour fuir mon drame familial, assise en salle d’interrogatoire face à Sublissime-Sauveteur-des-mers-déchaînées-of-Atlantic-shore-of-full-of-sharks-of-America – no, no, zath is not my fazer, I swear, I don’t know him, he’s lying (…) no, not my mozer neizer, zey are drunk french people, thank god I’m not one of zem, I’m one of yours (…) my name his Delphine, I’m an orphan (…) Oh, I love you too David (…) Oh, I love you so much, bisoux bisoux bisoux ; putain de merde, réveillez-moi quelqu’un, je commence à avoir envie de faire comme ces chtarbés d’américains et de shooter tout le monde, red alert aux drapeaux en berne, aucun risque que j’ovule sous la pleine lune, genre phéromones en folie sur la plage avec against-extremely-dangerous-seashore-marine-wildlife-danger-or-hazardous-rip-currents-marvelous-protector-Le-David-from-Le-Michelangelo, bah non, serait trop simple, et mes vieux qui se marrent et courent derrière moi comme des adolescents attardés imbibés à mort en se cachant la bite et les nénés avec des – tiens Gérard ! tiens Marielle ! un tampon-de-mer, trop horrible, ô diary, y’a pas de justice pour les orphelines, je peux juste pas passer une journée normale en vacs sans spm, dear diary help me please, do David love me ? je pourrai plus jamais m’arrêter d’écrire, c’est trop la honte, j’ai trop hâte de retrouver Sandrine, faites que ces vacances s »arrêtent (…) – allez viens, on se marre dans le jacuzzi (…) hé merde, now c’est la résilience, j’ai vraiment plus d’autres choix que de suivre mes pastime-genitors et me faire tourbilloner la sécretion au spa avec une bande d’orphans boutonneux et d’alcolos dégénérés, good bye American dream.

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