Déshonneur

Le radius et le cubitus pointaient en fracture ouverte. Les os du poignets ne retenaient plus rien de ses mains. Ses mains trompeuses, menteuses, ses mains traîtres et destructrices, je les avais mutilées. Je n’étais plus le seul handicapé, je n’étais plus le seul blessé. Les tissus, la peau en friche pendaient en dehors de ses gants de chair et elle, elle braillait là comme une putain infidèle. «Je vais te tuer, je vais te tuer !» «Comment ? Avec quoi ? Tu m’as déjà tué. Je suis mort. Mais tu ne me toucheras plus, salope.» Elle se rua vers le téléphone en couinant, comprenant pas à pas la fatalité de sa saga. «Je t’aimais et maintenant, je te déteste. Tu ne me toucheras plus, tu ne toucheras plus personne. Meurs au bout du sang de tes mains sales.»

2 réflexions sur “Déshonneur

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