La nuit

3 octobre, 19 :00 pm

J’angoisse… Je souhaite plus que tout de voir le soleil se lever. Je ne peux pas passer une autre nuit ainsi. La sueur me coule le long du dos, j’ai un nœud dans l’estomac. Je fais les cents pas dans mon mini 3 ½, rien ne peut me distraire.

 Je ressens la noirceur envahir la pièce, cette énergie négative qui change l’apparence de tout. Je ne désire que lumière où rien ne peut se cacher, où tout est clair. Machinalement, comme tous les soirs depuis quelques semaines, je fais le tour de mon appartement et j’allume toutes les lumières. Je m’assure que toutes les portes et fenêtres sont bien verrouillées.

C’est après cette étape que les choses deviennent étranges, j’inspecte chaque garde-robe, armoires de cuisine, de salle de bain et tout ce qui peut s’ouvrir pour m’assurer que rien ne s’y cache. Une fois cette étape faite tout est verrouillé par de gros cadenas que j’ai installé récemment. Il y a deux jours, j’aurais vérifié le dessous du lit, mais comme il m’était impossible de sécuriser cet endroit, j’ai mis le matelas à terre et je me suis débarrasser de ma base de lit.

 Comme un animal en cage, je répète à trois occasions cette routine, surtout pour m’assurer que je n’ai rien oublié.

 3 octobre, 22 :00 PM

Il fait noir à l’extérieur, le lampadaire extérieur qui règle générale éclaire mon salon est brulé, il n’y a pas de lune. On dirait que le reste de l’univers est disparu en dehors de mon appartement. Je suis seule contre les monstres de la nuit, seule dans mon combat contre les forces du mal.

 Une douche chaude pour essayer de me relaxer. C’est idiot tout ça, je ne peux pas croire que j’en suis rendue à ce point. Il y a un mois, tout allait bien, j’aimais même l’ombre et la noirceur, je trouvais tout cela apaisant. Maintenant je redoute, j’ai peur…

 C’est le moment d’aller se coucher, je verrouille derrière moi la porte de ma chambre, m’assure une dernière fois que la garde-robe est bien verrouillée. Je laisse toutes les lumières allumées. Je me couche, et c’est en boule sous les couvertures à compter mes respirations que le sommeil fini par venir.

 4 octobre, 1 :00 AM

Je me réveille en sursaut, je suis trempée, ma respiration est courte et sifflante. Un peu désorientée, je me force à fermer mes yeux et prendre deux ou trois respirations profondes pour me calmer. Soudainement j’entends le bruit qui m’a extirpé de mon sommeil.

 « Scrch, scrch, scrch… »

 Comme un ongle qui gratte à la porte de ma chambre, ce bruit qui me hante et me harcèle depuis près d’un mois.

 « Scrch, scrch, scrch… »

 Il y a quelqu’un ou quelque chose de l’autre coté de cette porte qui veut entrer. Je ferme mes yeux, j’essaye de m’imaginer dans un endroit serein et calme. Je sais que c’est impossible, qu’il ne peut pas y avoir quelqu’un de l’autre coté de cette porte. Tout est barré, j’ai tout vérifié. Il n’y a pas d’endroit possible pour se cacher. Mais malgré les arguments rationnels de mon esprit. Mon cœur débat.

 Soudainement j’entends la poignée de la porte qui tourne. Il n’existe aucune explication pour ce genre de chose, rien ne peut rationnellement expliquer cet évènement. J’ai le goût de crier pour évacuer cette tension qui habite mon corps, mais mon instinct de survie me dit d’être silencieuse, d’éviter tout bruit. Peut-être que si on pense que je ne suis pas là on me laissera tranquille.

 Le bruit de la poignée a cessé depuis  plusieurs minutes. Il n’y a pas de grattement non plus. Serait-ce possible? Est-ce que mon calvaire est terminé?

 4 octobre, 3 :00 AM

Il y a quelque chose sur le lit! J’ai dû m’assoupir, dans le répit qui a suivi les bruits.

La chose grimpe tranquillement vers le haut du lit. Je ne sais plus quoi faire, je n’arrive même plus à penser. Bientôt elle sera capable de se glisser sous les couvertures. Je n’ai aucune issue!! La porte de ma chambre est verrouillée; si je m’élance vers  la sortie, la chose aura le temps de m’atteindre avant que je ne réussisse à débarrer ce foutu cadenas. Il m’est donc impossible de courir vers une porte de sortie, de m’enfuir. Je n’ai aucun instrument pour me défendre, j’aurais dû acheter un bâton de baseball, un crucifix, de l’eau bénite, n’importe quoi!!

Je panique, mon cœur va exploser, je n’arrive plus à respirer, je pleure, je veux être dans les bras de ma mère, je veux que tout cela cesse. La chose se glisse sous les couvertures, je crie……………………….

 10 octobre

Cas étrange survenu dans un quartier de Montréal. Le corps d’une jeune femme de vingt-cinq ans a été retrouvé dans une situation étrange. Selon le coroner, la victime a été étranglée, des traces de doigts sont clairement visible sur son coup. Cependant, cette dernière s’était embarré elle-même dans sa chambre sans aucune issue. Il serait impossible pour la jeune femme de s’être affligé elle-même ses blessures. La police continue d’enquêter.

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