Cauchemar d’automne

Pellicule transparente imaginaire, tu filtres la vie en y ajoutant du beau tout en me donnant mal au ventre. Illumination ultra sensorielle, j’ai ben d’la misère à t’enlever de ma tête. Effluves de ton parfum d’aura trop doux… Respirer ton cou. Rester là où tu es, près de toi, quelques instants. Encore.

Obligée de me censurer d’une irréelle beauté passagère. Lève le camp et touche mes mains; elles ont soif de ta chair.  Ivresse de ton corps dans le mien, frissons sur nos flancs, salive dans ma gorge. Vision utopique d’un amour impossible. Il fallait que ça m’arrive, à moi. Et dire que je n’ai rien demandé, me voilà saoulée de ton image qui embrouille ma vision, jours et nuits, nuits et jours. Réciprocité?

Tu m’diras quand même pas que j’ai tout inventé. Résignation platonique, prête à tout pour quelques gouttes de toi…  Envie muette et reniée contre un verre à tes côtés. Malgré le miracle qui s’abat sur moi… Bâillonnée dans mon amour inventé, brûlée de passion… Libérez-moi de cette vision rêvée. Âme sœur trouvée, signe de feu de la même espèce que moi, impossible à toucher, trop chaud pour les doigts. Y faut même pas y penser.

N’oublie pas que dans le silence que je m’afflige, je t’attendrai. Élevant mes bras vers toi au bon moment. Respirant enfin vraiment l’odeur de tes cheveux. Oubliant le cauchemar qui me tenaille maintenant. N’espérant plus jamais rien d’autre.

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