Madeleine et Jean-Guy font la vaisselle

Tout a commencé avec une grosse cuiller en bois, alors que Madeleine et Jean-Guy faisaient la vaisselle, en silence car ils n’avaient plus rien à se dire. Madeleine lavait, Jean-Guy essuyait. Comme chaque soir depuis les 25 années de leur mariage. Madeleine soupirait en récurant le poêlon. L’omelette aux champignons avait collé, la tâche était ardue. La fesse bien dodue de Madeleine se trémoussait sous l’effort.

Tout à coup, allez comprendre, une étincelle s’alluma dans la tête de Jean-Guy, qui à ce moment-là essuyait la cuiller en bois. Il ne se souvenait même plus de la dernière fois où le derrière de sa femme l’avait ému à ce point. Leur vie de vieux couple était si engourdie et routinière… Sous une impulsion soudaine, il brandit la cuiller et donna un petit coup sur la fesse moelleuse. Madeleine en échappa sa lavette à vaisselle dans l’eau savonneuse. Plouf! Un peu de savon éclaboussa jusque sur sa joue.

Elle se retourna vers son époux avec un petit cri pointu. Jamais Jean-Guy n’avait vu un point d’interrogation aussi spectaculaire dans les yeux de Madeleine. Il se mit à rire. Il donna un autre petit coup sur l’autre fesse. C’était irrésistible.

Par la suite, il y eut une certaine escalade d’événements. Jean-Guy reçut une pleine poignée de mousse de savon dans les cheveux. Pour se venger, il s’empara du fouet et donna plein de petits coups sur les fesses de Madeleine. L’épouse criait d’indignation devant un comportement aussi saugrenu, mais il faut bien se l’avouer, elle peinait de plus en plus à contrôler son rire… Elle s’empara alors de la spatule et donna des coups aux épaules de Jean-Guy, sur sa petite bedaine de bière, et sur son derrière plat, presque inexistant. Les deux époux s’étouffaient dans leurs rires et dans l’essoufflement du gentil combat.

Tout a commencé avec une grosse cuiller en bois. Tout s’est terminé avec un beau grand cri à l’unisson, un grand cri mélodieux d’amour et de joie. Madeleine couchée sur la table de la cuisine, jupe retroussée et jambes en l’air, Jean-Guy les pantalons sur les chevilles, soufflant et transpirant. La dernière fois, c’était il y a six mois. La dernière fois avec autant de passion et de fougue, c’était il y a… hum… bien longtemps.

La précieuse monotonie de la vie avait été démolie. Pour un moment, en tout cas.

-T’as les plus belles fesses du monde, ma Madeleine.

-Je t’aime, gros nono.

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