Le Piton d’la fournaise

J’ai caché une petite boite la première fois que tu es venu chez moi. Ça faisait une semaine qu’on se connaissait et on n’avait pas encore goûté nos chairs.
Nous étions fébriles, excités, sur le bord d’exploser comme le Piton de la Fournaise.
Faisait chaud même si on approchait Novembre.

La première chose que j’ai mis dans la boite, c’est l’enveloppe du premier condom qu’on a utilisé.

Une fois, je t’ai demandé comment tu écrivais. Tu as alors pris le premier papier qui t’est tombé dans la main pour y écrire « J’écris comme ça. Ni bien ni mal. Avec mes doigts. Et de l’encre. »
J’ai aussi gardé ça.
Et nos tickets de cinéma.
Et nos fiches de pointage de Scrabble.
Et le dernier paquet de cigarette que tu as laissé.
Des étiquettes des bières que tu as avalées.
Le dernier paquet de cigarettes que tu as fumé.

Maintenant, je ne rajouterai plus rien dans la boite.
Et le Volcan ne gronde plus.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s