On s’en fout

Canicule.
Cette chaleur handicape la ville qui ne se meut pas. Paralysie générale chez l’homme moyen.
Pas chez nous. Nous, on s’en fout.

Les cigales chantent. Montréal ne bat pas son plein, mais nous, on s’en fout.
La sueur perle sur ton front et je sens les gouttes tomber sur mon dos cambré. Dans la nuit brulante, tu maitrises ce va-et-vient qui me plait tant et je m’apprête à t’aimer pour l’éternité.

Tu te retires pour me retourner. Les mots ne servent à rien. Je vois dans ton regard le désir de me goûter. Je me sers à toi sur un plateau d’argent. Les Romains doivent nous envier. Tu lapes mon sexe, assoiffé de mon jus, ivre de moi.
Le reste ne compte pas, ne compte plus. Nous, on est fous.

À mon tour, je prends un malin plaisir à te déguster. Doucement au début, puis plus vigoureusement, comme si tu étais mon dernier repas. T’entendre murmurer m’excite d’autant plus et je jouis, encore, avec toi, même si on ne me touche plus. Je te bois. Nous, on boit tout.

À l’heure qu’il est, nos corps humides sont enlacés. Tu caresses ma joue, je relève la tête afin de croiser tes yeux. Je te souris. À ton tour, tu relèves la tienne pour mieux m’embrasser.

Maintenant, la pluie peut bien tomber. Mouiller la ville comme tu me fais mouiller. Maintenant, la nuit aussi peut venir.
Nous, on s’en fout.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s