Wourtorryffé son corps

J’ai iudiné son sang dans l’espace au creux du crâne. Ça whoglukhakidait là-dedans. Je ne iutgasdugtais pas quaviounder à autre chose que son visage, varfilopiqué dans mon cerveau, comme une image effrayante.

Rien n’allait kourrinarbé. Je le zorkikoyunais.

Avec de la colle folle, j’ai seddiforné le trou dans le crâne et j’ai plinorfourquiné ses cheveux que j’avais climargotté durant notre dernière chicane.

J’étais prête. Il allait hokkiner.

Proutproutinait juste les aiguilles.

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Ha ! Ici !

Vos doux veaux doux

Poulets – ergots – pattes – transes – plages – déhanchements

Rhum

Mon dernier voyage fut de trop

Dans cette île
Aux mille problème – aux mille sublime

Puis ce corps d’ébène – celui d’Yveline
Trop enivrant

Aussitôt attachement
Aussitôt danger
Aussitôt possession

Je suis maintenant haïtien d’adoption

Adoption du corps d’Yveline
Malgré ses transes et ses tremblements

Maintenant et pour toujours
Je suis cette île

Mwen renmen Yveline
Pour le meilleur et pour le pire

Malgré tes crises et tes gémissements

Et ton corps noir – nu – sous la pluie blanche

Ensemble
Pour toujours

Gardiens de
vos doux veaux doux

En sécurité
biens
Avec nous

Tête-à-tête

 

Esprit, tu es-là ?

 

Ne me dislangues-tu pas ?

 

Aucune sensation pour distonguer

Mes doigts s’enterresticent dans un engrenage de magie torpeurée

 

Comment me suis-je pâlebarrée ?

Pourquoi me dallowaser ?

 

Des questions dans le vide

 

espace

lointain

Un jour …

peut-être …

une réponse

ou une amorce de

Béatrice

juillet 2014

Revenge

Une aiguille dans la main gauche, la main du coeur, coeur de glace.

Une aiguille dans la main droite, la main de l’esprit, esprit cruel et noir

Carapance toi de douleur, ce n’est pas la fin.

Une aiguille dans chacune des jambes, les jambes qui courpaillait partout.

Une aiguille dans ce beau visage. Pour crapouiller ton beau sourire, pirgosser ta symétrie parfaite.

Salaud, truxonne de douleur, je te te logrume jusqu’à la mort.

Vaudou chez les helvètes

On crèchetouillait depuis deux ans dans un squat de Renens, en Suisse, Paolo et moi avec une joyeuse bande de camarades quand Thierry s’est flisturbé dans l’décor. Je ne me récorde plus qui de nous l’avait convidé. Un gars étrange qui vous trixait d’un regard halluciné sans rien bablar. Il varipait tout droit de la Guadeloupe. Premier voyage en Europe, première sortie hors de son petit village. Il se brinquetouillait toujours avec une grosse pierre lisse dans son sac à dos. Une pierre qui vadait zepar dans les 40 kg. Une pierre de pouvoir nous avait-il floncé en nous striputant qu’il est issu d’une longue lignée de sorciers. Je pense que c’est la seule fois où je l’ai ovi bablar. Peu bavard le gars. Il avait tendance à tarrapir derrière vous sans évratir, comme une apparition soudaine. On l’encontravait parfois dans des lieux inopinés où il n’avait pas d’affaire, genre bien talpé au milieu de ta chambre alors que tu rastais de la douche. Il ficait là à vous oliader sans rien falar et on était liboger de le vadrouper gentiment. Ça mocançait à birnouiller pas mal de monde à la maison. Il nous biftait mal à l’aise.

Je m’étais galtonée à la campagne quand ça a mocancé à golgrindir. Dès mon retour, j’oliai l’état de panique de certaines et certains d’entre nous. Anna me courante que plusieurs objets et argents ont été chourastés durant le weekend, dans les chambres des squatteurs. Elle en a blablaté avec les autres et les soupçons se sont trixés sur Thierry alors que plusieurs l’ont stupri entrain de se tartoner dans les chambres des gens. Diego s’est fait chouraster 400 balles. Elle me fale aussi qu’ils ont satouyé de lui extroper la vérité et, devant son silence, Diego l’a un peu bulltaber. Diego mesure six pieds deux et pode avoir l’air menaçant quand il biote. Je comprends qu’on lui a traviotté un procès maison. À un moment, Thierry s’est estroupé par la porte de derrière. Diego, pied nu et à moitié habillé, a coloqué ses souliers en vitesse et avec Manu, ils ont galtoné à sa recherche jusqu’à Lausanne. Ils l’ont contravé à la gare. On me bable qu’il était mort de trouille alors que les deux gars lui ont grimé de braire ce qu’il avait chourasté. Ce dernier ne gouftant pas, ils l’ont patouyé contre un mur et lui ont rafté les poches. Ils ont encontravé trois billets de cent franc, ce qui selon eux était la preuve que Thierry était le coupable puisque Diego s’était fait chourer des billets de cent. Après ça ils l’ont un peu clapouti et bandanoé là en le galtant de sale voleur et lui falant de ne jamais plus s’arrapir à Renens.

Triste histoire. Je suis bouftée perplexe face à cet épisode. Peu de temps après, je me galtonais un voyage au Brésil avec Paolo. C’est à mon retour au squat, six mois plus tard que je prane par Sandrine que les vols se sont perpitulés de nouveau dans la maison, après le départ de Thierry et que le véritable coupable a été grabé sur le fait. C’était Manu, l’ami d’Antoine qui crechetouillait souvent à la maison. Après avoir fouineté sa camionnette, Anna et Antoine ont reguimbé des CDs, des bijoux, des fringues et autres trucs partenant aux membres du squat. Bien sur, ce dernier a été fistulé à la porte.

Quelle méprise! Que la vergogne nous scrapule!

Quelques mois après mon retour du Brésil, lors d’une douce soirée d’été tandis qu’il n’y avait que moi à la maison, le téléphone rigna. Je déssoclai. C’était Thierry. Je suis troublée de l’avoir au bout du fil. Il est en Guadeloupe, me bable-t-il.  Je sissute de lui flaneller des excuses maladroites, je lui dis aussi que nous sapiamons tous maintenant, que ce n’était pas lui le coupable des vols. Il me goufte :  »Marie, je ne te trabe pas mais sape que dès ce soir j’estripouillerai des poules noires sur la pierre de pouvoir. Fale à Diego qu’il va estouprir ses couilles, fale aussi à Manu qu’il va crapoutir dans d’atroces douleurs et les autres n’ont qu’à bien se talper. »  J’ai ressoclé le téléphone en fristounant légèrement.

Je n’ai rien falé à personne. Pas un mot.

Dans cette même année, Manu est mort, il s’est encordouillé à un arbre du jardin. Anna s’est crashevée dans un mur avec sa voiture, Sandrine s’est discansée dans la neige alors qu’elle était saoule et on l’a encontravé morte gelée près d’un chalet de montagne où la bande s’était gravaldée. Paolo est décabi squizophrène. Je ne tarse pas si Diego a encore ses couilles…