Un souper parfait

Le souper était presque prêt. C’est ce soir que tout allait culminer.

Ils s’étaient rencontrés il y a un peu plus de cinq ans. Pour la première fois de sa vie, Annie avez été emportée par l’amour qu’elle ressentait de la part de Simon. D’abord réticente,(elle avait tellement souffert avant), elle avait approché cette nouvelle relation d’un pas discret, mais Simon avait été patient, aimant, il comprenait et ne souhaitait que son bonheur.

Leurs amis étaient jaloux. Tout le monde voulait avoir une relation aussi belle, aussi pure , aussi simple que la leur. Quand un problème surgissait, ils en discutaient, calmement. Chacun pouvait exprimer clairement se qu’ils ressentaient, ils s’écoutaient et arrivaient toujours à une solution qui rendait tout le monde heureux.

Annie était convaincue d’avoir rencontré l’âme sœur, elle savait qu’elle finirait ces jours avec Simon.

Les problèmes ont commencés il y a quelques mois, des questions simples étaient évités. Une simple constatation tournait en reproche. Annie savait qu’il y avait anguille sous roches. Lorsqu’elle essaya d’en parler à Simon, la réaction de ce dernier n’était pas la même que d’habitude. Il fut pris d’une colère jamais vu, il se mis à dire des insultes et quitta l’appartement, en disant avoir besoin d’air.

Annie se doutait de ce qui se passait, elle fit ses devoirs. Elle se renseigna auprès de ses amis, des amis de Simon, ce qu’elle avait découvert lui avait brisé le cœur. Il y avait une autre fille. Simon qui se considérait comme un bon gars, était attiré par elle, mais ne voulait pas tromper Annie, il était confus et pensait sérieusement quitter sa douce pour voir ce qui pourrait se passer ailleurs.

Annie était résolue, il n’y aurait plus de cœur brisé, de pleurs. Elle ne recommencerait plus une relation du début. Elle pris donc une grande décision.

Le souper était presque prêt, Annie injectait la dernière dose de somnifère dans le rôti. Simon était sur le point d’arriver et elle lui avait préparé son repas préféré. Après le repas, Simon se sentirait fatigué (résultat des somnifères) Annie qui elle aussi commencerait à ressentir l’effet des somnifères lui proposerait d’aller se coucher, pour se reposer. Mais avant, elle avait travaillé fort pour faire un dessert, quelque chose de petit, mangé en une bouchée: une truffe contenant un poison paralysant.

Ensemble ils iraient se coucher pour une dernière fois, et ni un, ni l’autre ne se réveillerait de nouveau.

Annie l’avait toujours dit, elle finirait ses jours auprès de Simon.

Assassins du futurs : la Revanche

22 août 2094. Chaque année, on se retrouve moins nombreux.
Ça manque de sang, depuis des générations, et ça doit changer sinon…
Je prends toute cette situation bien à cœur, je me sens comme un pilote. Faut que j’avance, ou que je fasse avancer les choses. Y’a le portail, qu’arrête pas de me dire Malachoui. J’en ai peur. Je n’aurai peut-être pas le choix.
Je ne sais pas ce qui m’attend de l’autre côté, mais je sais que ce cirque a assez duré.

18 septembre 2094. Sergent Malachoui m’a communiqué tout ce qu’il y avait à savoir sur le portail;  je prépare mon voyage.
 Si tout va bien, je devrais reculer 80 ans derrière. Débarquer là ou j’embarque. Je dois focusser sur recruter un petit équipage. Et sur la date à laquelle je veux commencer la mission. Il n’y aura pas de retour en arrière; si je pars c’est pour de bon. Sergent Malachoui m’a bien averti. Alors… Je pars ou non?

12 novembre 2094. Nous sommes sept. Sergent Malachoui a engagé une équipe de pro pour nos uniformes. Si nous ne revenons pas, nous devrions trouver le nécessaire sur place, selon l’époque. Le Chef a pensé à tout. Nous avons des munitions pour plusieurs générations.
Le portail s’ouvrira derrière hobo plage, dans la forêt à gauche du champ, plus loin derrière les bécosses. Ma grand-mère a dessiné le plan; elle y était devant Adamus et Jacques Bertrand.

3 janvier 2095. Nous partons sept, oui. Ma grand-mère m’a affirmé que j’allais trouver, là-bas, des combattants. Nous ne serons pas seuls. Cette terre n’est pas celle des nus-pieds.
Nous vaincrons.
 Nous sommes prêts.
 Sergent Malachoui a suggéré que nous partions le plus rapidement possible. Au cas d’une possibilité de retour.
Revenir avant la nouvelle cuvée.
Changer l’histoire.
Nous partons demain. Nous atterrirons jeudi le 21 aout 2014. Le nom de la mission : Extermination.

La meute

Antoine avait un plaisir coupable: les films d’horreur des années ’60 et en particulier ceux produits par la Hammer Film Productions mettant en vedette Peter Cushing et Christopher Lee.

Mais ce soir il avait plutôt regardé les films de zombie Hot Fuzz et Planet Terror. Deux films qu’il voulait revoir pour le côté parodique pour l’un et le côté hommage pour l’autre. L’image de Rose McGowan qui joue de la mitrailleuse avec sa jambe était simplement jouissif. Il ne pouvait se l’enlever de l’esprit.

Cela expliquait possiblement son sommeil agité. Il n’avait cessé de se retourner dans son lit, des pensées tordues le poursuivaient jusqu’au bout de l’éternité.

Il courait à perdre haleine pour échapper à un commando de femmes-louves avec à leur tête une créature particulièrement féroce. Quelle vision d’horreur !

– Grouillez-vous ! Il faut l’attraper avant la levée du jour !  Vous trois  prenez à droite.  Vous quatre, à gauche. Les autres, vous me suivez en force.  Et vous me laissez Antoine ! Il FAUT que je le coince ! Il m’en a assez fait baver. C’est à mon tour de me gâter !

Partout où il regardait il y avait cette armée qui tentait de le ceinturer. Sa seule option: la fuite en avant.

Il priait que sa Charlotte ait pu échapper aux griffes de cette horde de chacales sauvages et se mettre en sécurité avec Mélodie, Aude, Daphnée, Béatrice et Viviane.

Le coeur d’Antoine eût un sursaut.

Les cheveux en bataille, tout comme les draps et ce sans compter les oreillers à l’autre bout de la chambre, Antoine espérait juste avoir fait un cauchemar.

– Faites que ce ne soit pas prémonitoire !