Le tiroir dans ma tête

Max, grand frère, on a perdu beaucoup de complicité, sinon toute, avec l’âge adulte. Ça s’est fait naturellement, malgré les vœux chéris de notre mère. C’est la vie. On s’aime quand même.

Mais quelque part, tu as parfaitement joué le rôle qui t’allait. Je me rappelle, entre autres, comme si c’était hier, combien tu t’es investi dans ma propreté! Toujours, la nuit, je faisais pipi au lit. Indomptable. Gênant. Tu comprenais. Tu me consolais. Et tu me disais chaque soir, au lavabo, à l’heure du brossage de dents, et en mimant ton conseil sur mon front, « Maude, avant de te coucher, ouvre le petit tiroir qu’il y a dans ta tête et met une note qui te rappelle que quand tu as envie, en plein sommeil, tu dois te réveiller pour te lever… »

C’était si simple et si complexe à la fois. Avec une belle et douce subtilité, d’enfant à enfant, tu m’apprenais alors à me servir de cet outil précieux qu’est l’imagination. Aujourd’hui, j’ai encore recours à ton truc comme solution à d’autres questions. Et j’en profiterai, crois-moi, jusqu’à ce que ma commode déborde.

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