La route

Elle était seule au milieu d’un chemin désertique et marchait depuis longtemps sans avoir rencontré grand âme qui vive. Un chien rachitique qu’elle avait croisé sur le bord de la route s’était mis à la suivre pendant quelques kilomètres. À partir d’un certain moment il avait tout simplement disparu. Peut-être était-il allé se trouver un coin tranquille à l’abri des regards pour terminer ses jours ?

La belle avait perdu de son lustre. Peu de personnes pourraient maintenant la reconnaître avec ses vêtements devenus guenilles.

Elle ne comprenait toujours pas mais plus elle y réfléchissait et plus elle en était convaincue: elle s’était littéralement retrouvé dans un cauchemar.

Un panneau défraîchi: Belleville – 25 km. Quelques temps plus tôt elle avait traversé deux petites villes raprochées: Montavillon et Descôteaux. Tous des noms qu’elle ne connaissais pas.

La route était très poussiéreuse. Il n’y avait qu’une ombre de ses traces de pas derrière elle.

Le vent s’était levé et une pluie commença à tomber. Une grange abandonnée n’était pas trop loin. C’était un signe.

– Je m’arrête, j’en peux plus.

Une fois à l’intérieur, en fouillant dans son énorme sac, elle pris un livre qui ne la quittait jamais. Elle lut une inscription : Béatrice, 1988. C’était il y a si longtemps.

Une ombre passa dans ses yeux.

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