Tumulte printanier

D’abord un souffle

à peine

jusqu’au murmure

On aurait dit le bruit du vent… un chuchotement. Comme d’habitude nous arpentons le ciel parmi les ruines à venir. Mais une rumeur s’étale de tout son longitudinal en dévisageant les agents.

On se mouche dans les rideaux et nos yeux entrent la 8 dans des billards étoilés.

Un claquement

et tout s’enchaine. Les téléphones brûlent et la nuit supplie la pierre de ses vitrines arrogantes.

À tout rompre nous l’avions rêvé!  Maude qui me l’a dit,  l’a su elle-même de Jérémie  en a entendu parler à Radio Cadenas relayé à Face de Broute puis partagé à mon dentier. Des hoquets, des syllabes arabes, des mots clefs, des verbes serrures aux phrases défoncées qui éclatent les chaines rouillées.

La cité frémit.

Le magma se noircit et l’heure du grand vol se précipite dans le flanc des silences. Bientôt des voisins à d’autres et mille cris à chaque hurlement. Personne ne pourra ne pas savoir que  nous mettrons le feu aux poudres.

Dès lors, la rue sera le plus chaud des manteaux.

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