Por una cabeza

 

Darwin évoluait. À sa façon.
Comme tout le monde.
Comme toi. Comme moi.
Mais pas comme elle. Parce qu’elle, elle était trop p’tite. Mais ça, c’est une autre histoire.

On parlait de Darwin.
Ahhh, Darwin, Darwin…
Lui,
il évoluait pas comme les autres.

Non.

Darwin était toujours un peu à l’écart.
Toujours un peu tout croche, à côté d’la track.
Genre que notre ami Darwin, y fittait pas trop dans l’décor.
Mais ça aussi, c’est une autre histoire.

Anyway…
Même si Darwin aimait marcher, il n’avançait pas beaucoup.
Darwin tournait en rond. Ses pieds pointaient, revenaient vers l’arrière.
Ses orteils traçaient des cercles et Darwin comptait ses pas.

Darwin était quelque peu obsédé.
Darwin était obsédé par le tango. Et il trippait ben raide sur la toune dans Parfum de Femme.
Et il répétait, au moins une vingtaine de fois par jour: « J’suis dans l’noir, Charlie! »
C’était pas mal ça.

Darwin restait stické sur son tango. Pis sur Pacino.
Darwin n’évoluait pas.
Enfin, pas tant que ça.
Un peu comme toi, pis moi.
Mais pas comme elle.
Mais ça…

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