Là où tu n’es pas

Je ne sais pas où je vais dormir, mes pas claquent dans cette ville lunaire. Les rares buissons me paraissent suspects, les oiseaux hurlent parfois comme des enfants de mai. Je continue de marcher sur des œufs dans cette nuit qui cligne de l’œil sur un deuxième cauchemar. Les ombres s’étirent et s’entrecroisent. Je n’ai pas un sou en poche. Tout s’est passé trop vite. La vie s’est fait pousser en bas du balcon et s’est brisée la clavicule.

Sur un coin tranchant, je bifurque vers le vent qui me boussole. Mon radar ratisse la faune bleutée. Aucun repère ne m’invite à fuir. Les bâtiments sont des géants qui me protègent. L’aube assoupie me déambule à rebourg.

 

Ce soir encore je choisi l’exil.

Je m’étalerai au bout du naufrage

face contre ciel

à en oublier ton prénom

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