Le plus loin possible

Je marche.
Je n’ai nulle part où aller, mais mes pieds mènent le bal de cette danse improvisée.
Le plus loin possible.
De tout.
Mais surtout de toi.

J’ai peur des séquelles. Alors je marche. Sans me retourner.
Je marche même si je n’ai nulle part où aller, et le plus loin possible, parce que c’est la seule façon que je trouve pour me rapprocher de toi.
Tu ne veux plus me parler, tu m’as effacée de ton calendrier.
Tu me craches ton rejet au visage, pareil comme le ressac, le remous, la houle, la marée montante.
Si je ne pars pas, je vais me noyer.
Et je vais te tuer.

Alors je marche.
Ça doit bientôt faire au moins deux jours.
Je n’ai pas de montre mais je vois la lune qui monte.
Bien haut.
Presque pleine.
Surtout ne plus fermer les yeux parce que c’est ton visage que je vois.
Et c’est mon coeur qui bat.
Trop fort.
Trop vite.
Trop mal.

Je marche, et je ne m’arrête que rarement.
Quelques fois pour mieux regarder la lune, ou simplement pour me reposer, quelques instants.
Le reste du temps, si je m’arrête, c’est pour porter ma gourde à mes lèvres et m’abreuver d’alcool.
Je voudrais tant t’oublier.
Je marche, je n’ai nulle part où aller et je ne compte pas m’arrêter.
Pas avant d’être vide de toi.
De ton rire, de ta méchanceté, de tes faux tracas.
Je ne mange plus.
Je ne dors plus.
Que cet élan dans les jambes qui fait que je marche vers le futur.
Sans toi.

Le soleil se lève.
Ton ombre n’y est pas.
Je continue d’avancer.

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