Comme un vulgaire déchet

C’était un samedi.
Même si le jour des vidanges c’est le mardi, ça ne t’a pas empêché de me crisser sur le bord de la rue.
J’étais même pas brisée, ni maganée, ni passée-date. Un peu sale, peut-être, mais encore très propre à la consommation.
Je valais encore quelque chose.

Tu m’as pitchée dehors pis j’ai atterri dans de la merde de chien pas ramassée. Moi non plus, d’ailleurs, personne ne m’a ramassée. Même pas les vidanges, le mardi suivant, parce que j’avais l’air trop neuf.

C’était peut-être ma couleur que tu n’aimais plus? Je ne sais pas, tu n’as rien dit. Beau gaspillage, belle pollution, bon débarras…
Un geste égoïste, passible d’emprisonnement, irréfléchi. Un geste de cave.

Je ne sais pas si tu regrettes. Je ne pense pas. Trop absorbé par tes nouvelles bébelles. Trop fermé d’esprit pour réaliser.

Je valais plus que ça. Je n’étais pas une cochonnerie.
Si je pouvais parler, je te dirais à quel point tu me fais chier.

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