Trophée

Toutes mes pensées ramifiées

En un grandiose panache

Qui pèse lourd

Qui brille

Qui brise.

À la traverse, ne pas laisser de traces

C’est la saison de la chasse.

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Âpre savoir

 

Après avoir

Épelé ton nom à l’endroit à l’envers

En dessous de chaque lampadaire qui éclaire ton avenue

 

Après avoir

Compté toutes les feuilles de ton arbre

Calculé l’hypoténuse de ta fenêtre et ton pouls à minuit le samedi soir

 

Après avoir

Mesuré le rayon de l’iris de tes yeux

Et deviné le nom de ton chat

 

Je m’aspergerai d’essence et danserai autour du feu

Parade nucléaire d’amour quantique

 

J’entends déjà la musique.

Carlwithak

ISA&CarL

Accident.

Coma.

Comme le dernier des cynismes

« Baby I’m an anarchist ». 

*

Débranché

Avant que j’ai pu te toucher

De ma main d’amie, de ma main qui comprend

Une dernière fois.

*

J’espère, j’espère

Que t’es resté d’travers

Dans la gorge de la Mort,

qui a ouvert sa bouche sans crier gare,

dans le tunnel Ville-Marie, cet après-midi là.

*

Gainsbourg et toi en ford mustang

Tu as donné tes organes.

Je pense au chanceux qui aura tes yeux. Tes beaux grands yeux bleus. Comme un lac, au mois d’août, juste assez chaud juste assez doux

Pour s’y baigner

Pour l’éternité.