Jamais deux sans trois

Avec la participation de C. L. et Maude

J’ai perdu mes clefs, tabarnak de colisse, j’arrête de boire. Je me rappelle vaguement du retour à la maison. Je rentre. J’ai pas l’choix. Je regarde devant et je marche parce que l’activité physique, c’est la santé comme mon grand-père disait. Par contre, il est mort à 38 ans. C’est jeune quand même, 38 ans. Mais la vie en a fait ainsi et pif paf pow! il était mort. Probablement une embolie pulmonaire, comme sa mère et son arrière-tante Angèle, la belle ange cornue… Elle avait gagné son paradis comme on dit. La pauvre avait fini veuve et sans enfant. Sans enfant…
Il ne pensait pas, au départ, que sa vie pouvait évoluer sans enfant. Mais tout ça devait changer. Comme nous en avions parlé cent fois, j’aimais la ville et lui la campagne. Après deux déménagements je ne pouvais plus en prendre plus. Mais ma tendance maso en redemandait trois fois. Finalement, trois fois, c’était jamais assez. Encore, encore, plus, plus. Les marques rouges sur sa peau blanche comme du lait, elle ne prenait jamais de soleil, ou très peu, avec une crème recommandée par sa sorcière bien-aimée.
Finalement, le serrurier connaissait mon adresse et mon numéro de téléphone…