83e thème

Thème :

À force de

Contrainte:

Utiliser le verbe finir.

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Bouillons

Ça bouille en dedans.
Ça a toujours bouilli.
Là, ça bouille à gros bouillons, ben high sur le rond.
Pis j’ai même pas peur.

À force de manger des claques dans face pis de la bouillie de mépris, tu finis par te dire qu’au fond, t’en méritais pas, d’empathie.

J’en ai arraché. De la peau jusqu’à voir les os. Les mauvaises herbes qui poussaient sur mon cœur aussi, jusqu’à ce que mon corps devienne terre en jachère.
Un moment donné, tu finis par labourer.

Le soleil se lève, ne le vois-tu pas?

Ça bouille en dedans, à gros bouillons, pis j’ai même pas peur.
Ça remplit mon ventre d’une poussée de belles plantes, avec des papillons pis toute.
Full quétaine. Rose bonbon.
Ça sent bon le romarin et la lavande.
C’est bleu tout partout en haut pis je sens tes rayons sur ma peau.

Je veux faire de ton corps un macramé de baisers.
Fais du mien ton terrain de jeux.
Viens.
Construisons des cabanes en couvertes, des chars d’assaut en plumes d’oiseau.
J’embarquerai sur ton corps qui deviendra mon radeau.
Viens.
Je n’ai pas peur de l’eau.

Un rêve bancal

Antoine s’était réveillé avec des douleurs au dos. Son sommeil avait été agité. Lui qui d’habitude dormait d’un sommeil profond, il n’avait cessé de se réveiller en sursaut. Pourquoi une apparition de Béatrice dans son rêve ? C’était une question à laquelle il n’avait aucune réponse. Si cela avait été Charlotte évidemment il aurait été ravi. Et aurait dormi du sommeil du juste.

Il pensait trop. Trop à Béatrice, à tout le moins. Il ne pouvait évidemment s’en empêcher: ça lui arrivait à chaque fois que Charlotte occupait son esprit, aussi bien dire presque tout le temps.

Béatrice avait semblé seule et isolée malgré qu’elle soit au milieu d’une foule. Ce qui ne lui ressemblait évidemment pas. Antoine ne pouvait la rejoindre pour l’aider dans son désarroi. Il était figé, trop fasciné par la scène qui se déroulait. il ne comprenait pas comment et surtout pourquoi Aude, Viviane, Daphnée, Mélodie et Charlotte semblait s’amuser ferme des déboires de Béatrice.

Oui Antoine réfléchissait trop. Il savait qu’il analysait trop tout le temps. Il se rappelait ce qu’on lui avait déjà dit un jour un peu par boutade: qu’à force de trop penser il finirait par perdre la tête.

Avant  de la perdre il y avait quand même quelque chose qu’il ne fallait pas qu’il oublie: un texte à écrire pour une petite revue en ligne à laquelle il collaborait de façon ponctuelle.

La vie

À force de rire. À force de pleurer.

À force de boire. À force de manger. À force de respirer. À force de dormir.

À force de courir. À force de danser. À force de bouger. À force de chanter.

À force de patienter.

À force de prévoir. À force de calculer. À force de se plaindre. À force de regretter.

À force de vouloir. À force de désirer. À force d’envier. À force de souhaiter.

À force de pressentir. À force de soupirer. À force de se taire. À force de soupçonner.

À force de pomper. À force de crier. À force de se battre. À force de mordre. À force de brailler

À force de se lamenter. À force de gueuler. À force de secouer. À force de hurler.

À force de dissimuler. À force de s’enfuir. À force de se cacher. À force d’être seul.

À force d’espérer. À force d’attendre

On fini par se demandé ce qu’on fait ici, et où on s’en va.

Ode aux Frappeurs.

Fini les tergiversations !!!   À force de se creuser les méninges, on vire fou !!!

On cherche un thème puis on tergiverse sur les contraintes à émettre.  On se veut spontané ____  on tergiverse ____

À force d’user son stylo à rayer ce qu’on vient d’écrire, à force de se vouloir « original », on finit dans la banalité … croit-on ! _____  Mais c’est sans compter sur l’imaginaire des collègues Frappeurs !!!