45e thème

Thème :

Caller Off

Contrainte :

Citer un band (ou chanter(se)) et une de leurs chansons ET un auteur avec une de ses citations!

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Quel calvaire

« Le matin quand tu t’réveilles,
que t’as pris un coup la veille
Quel calvaire » *
Tu penses à ton gros patron
À sa grosse face de cochon
Quel calvaire
Tu décides de l’appeler
De prendre ta voix d’enrhumé
Quel calvaire
Tu calles malade à matin
Ça fera chier l’gros crétin
Quel calvaire

(*: extrait de « Quel Calvaire », une chanson de Plume)

YOLO!!

– Tsé dude, Drake il le dit dans sa chanson The motto

– Qu’est-ce qu’il dit?

– Il dit: « You only live once: that’s the motto, Nigga, YOLO ». C’est pour ça que je rentre pas travailler.

– Ouais,  mais y’a Sigmund Freud qui a dit: « être normal c’est aimer et travailler »

–  Ok, mais Alice Parizeau l’a dit: « L’art de réussir consiste à faire travailler les autres. » Et c’est exactement ce que je fais.

– Ok dude, whatever… Tu fais ben ce que tu veux.

Off

J’ai callé off à la job à matin. Faut dire que quand j’ai entendu Fernand Gignac chanter Donnez-moi des roses, à sept heures, directement du ventre de mon cadran, tout a basculé. J’ai pas eu le choix, j’pouvais plus me lever. Comme collé aux draps, impossible d’en sortir. J’ai allongé mon bras pour attraper mon téléphone et j’ai callé off. Et je me suis rappelé ce qu’Henri Salvador disait : « Le travail c’est la santé, rien faire c’est la conserver ». Alors j’ai refermé les yeux, j’ai oublié que j’étais incapable de bouger et je me suis rendormi.

1 message de E. Paradis

« Euh, oui bonjour, c’est Emmanuel Paradis.  Je… je rentrerai pas ce matin. J’ai pensé à ça, au temps et demi pis aux p’tits chocolats, là… mais dans ma tête, plutôt que d’voir trois signes de $$$, j’ai vu des mots de Boris Vian flasher. Tsé, «le travail est l’opium du peuple, et je ne veux pas mourir drogué»? Ça m’a fait réfléchir, ça… Parce que hier, déjà, j’me suis trop paqueté… Faut faire attention à sa santé, physique et mentale… Zachary Richard, celui qui chante Travailler c’est trop dur… Il a ben raison, ce Zachary… Il doit avoir écrit ça un matin de Noël, lui… Parce que travailler aujourd’hui, ce serait payant mais ce serait pas un cadeau, no-non – pas un cadeau! Ça fait que joyeux Noël, là! Pis en passant… moi, si j’étais toi… j’fermerais le club vidéo pour cause de gastro, pis j’m’en irais chez nous rejoindre la famille pis me bourrer la panse avec d’la bonne bouffe pis du bon vin.  Tsé, ç’a arrive rien qu’une fois par année! Ça fait que c’est ça qui est ça… on’s’r’verra après le Boxing Day! Ciao! »

Clic!

Lundi, lundi !

Jules Renard a dit « je me surmène de paresse ». On pourrait voir là un oxymoron, mais quand on considère la créativité dont il faut faire preuve pour renouveler hebdomadairement des excuses pour éviter de travailler un lundi, la phrase prend tout son sens. Pour vous, un petit recueil véridique en ordre chronologique inversé des raisons invoquées par une ex-boss pour ne pas se pointer au bureau le lundi matin :

 

Ce matin, Kirsten avait un pneu crevé

Lundi dernier, elle avait attrapé un rhume après avoir passé la fin de semaine chez son amie qui a deux enfants en bas âge

Le lundi d’avant, elle a travaillé de la maison

Avant ça, c’était Pâques

Et le lundi d’encore avant, un écureuil était mort dans sa cloison*

Le lundi précédent, elle devait voyager à Salt Lake City (voyage qui a été ajourné…)

Le 5 mars, Kirsten était au bureau !

Mal de tête

Journée de la famille

Télétravail

Mal de tête

« Incident de genou » suite à une fin de semaine de ski

Allergie : les mains de Kirsten avaient tellement gonflé après avoir coupé du piment fort qu’elles en avaient doublé de volume, elle a du passer la journée avec les mains dans du lait…

 

Comme dirait The Mamas and the Papas, « any other day of the week is fine, yeah », la preuve, j’ai écrit ceci un mardi.

 

* À sa décharge, peut-être qu’elle le connaissait personnellement.