Éloge de l’esclavage

« L’endettement responsabilise par rapport à l’argent.»

« Si tu n’es pas prêt à t’endetter pour tes études, tu n’es pas sérieux dans ta démarche.»

« Si c’est gratuit, des gens vont rester des années de temps à l’université, ils vont étudier dans plusieurs programmes. Vous imaginez un tel fiasco?»

« Moi j’ai réussi, pis je travaille fort, je paie mes dettes, et je paie mes impôts. C’est dur mais c’est la vie. On ne peut pas tout avoir tout cuit dans le bec.»

« Si on leur en demande trop, les entreprises vont s’en aller. »

« Ils ont des bonnes jobs bien payées. Ils chiâlent alors qu’il y en a d’autres qui sont payés pas mal moins cher et qui ne disent rien.»

« Moi, j’ai choisi un programme qui allait me faire faire de l’argent. Je ne suis pas allé à l’école pour m’amuser. »

« S’ils ne veulent pas avoir de problèmes avec la police, ils n’ont qu’à rester chez eux!»

Le speech

« Excusez-moi, j’aimerais un moment de silence… Merci!

Je suis ici, aujourd’hui, pour porter un toast à mon meilleur ami. Matt et moi on se connaît depuis très longtemps, il est comme un frère pour moi. Si j’avais des heures, je vous en raconterais des vertes et des pas mûres, comme quand on avait enfermé sa sœur dans la garde-robe en lui faisant croire que c’était la fin du monde, maudit qu’on avait rit. Mais comme on a tous hâte de faire le party, pis de boire, je vais essayer de faire ça court.

Je connais Matt depuis qu’on a 3-4 ans, on a fait plein de mauvais coups ensemble, on toujours eu beaucoup de fun. On était inséparable, même en grandissant, surtout quand on a commencé à aller à l’école. Matt a toujours été le plus beau de nous deux, mais sans moi, il serait sûrement rester vierge jusqu’à vingt-cinq ans! Je me souviendrai toujours des deux petites françaises qu’on avait ramassées pendant notre voyage en Europe… Je raconterai pas de détails parce qu’il y a des enfants ici ce soir, mais disons que la soirée était plus que hot!

Mon chum c’est quelqu’un qui veut, qui a de grandes ambitions. Il a travaillé fort à l’école pour obtenir un beau diplôme, et aujourd’hui, il travaille dans une grosse entreprise, pis il fait beaucoup d’argent. C’est ça le succès.

Il y a trois ans, les choses ont commencé à changer, quand Matt a rencontré Sonia. Ma mère m’a toujours dit que si on avait pas de belles choses à dire, que c’était mieux de rien dire. Donc Sonia, est vraiment belle. Je suis fier de mon chum de s’être pogné un 10.

Maintenant que les deux tourtereaux sont mariés, pis que Matt se pense heureux, j’imagine qu’il vont s’acheter une maison, pis qu’ils vont avoir des enfants. Tant mieux pour eux!  Mais moi Matt, j’ai juste une chose à te dire: peu importe ce qui va arriver, tu vas toujours pouvoir compter sur moi au moins, je vais toujours être là pour toi buddy!

CHEERS! »

Éloge

Pour une Société plus juste et pour une Cité plus heureuse

J’appuie le mouvement étudiant et ses débordements

Je condamne le gouvernement et sa démesure

Nous naissons de moins en moins libre – de plus en plus inégaux –

La vigilance et les changements exigent des sacrifices

Cessons de spéculer sans cesse sur la nature commune des choses

Cessons de prendre à tous ce qui ne nous appartient pas

La société est malade

Les anciens ne pensent plus au lendemain de leur jeunesse

Il n’y a plus de vision – que des divisions –

N’oublions pas !

Nous ne sommes que locataires de cette Terre

Une marche au cimetière nous le rappelle tous les jours

Rien de son corps n’est à nous

Alors réagissons !

Notre Cité devient une prison à ciel ouvert

Merci

Chers collègues,

Ce blogue que nous avons créé est pour moi une grande fierté. Je dirais même que c’est ce que j’ai de plus précieux, ce sur quoi je passe la majeure partie de mon temps. J’aspire à devenir meilleure, à grandir avec les mots. Vous m’aidez, je vous en remercie.

Dans une optique personnelle, je trouve que les thèmes que nous proposons sont toujours forts et inspirants. Ils me guident à travers des sentiers peu fréquentés et j’apprécie la beauté des choses nouvelles que je découvre.
Et les contraintes… Que dire de plus que ce sont des contraintes qui poussent à la créativité, au dépassement de soi. Que chaque fois, elles me font grandir et jamais ne diminuent ma créativité. Je sens toujours que vous voulez lire une histoire sortie de ma tête, et non pas un texte forgé dans les contraintes qui limitent les mots ou les idées. Je réfléchis beaucoup à mon histoire et non pas à celle que VOUS voulez que j’écrive.

Sur Force de Frappes, on se sent respecté et j’aime ça!

J’ai été vraiment touchée par votre compréhension. Je croyais que ça allait peut-être être difficile de vous faire comprendre le concept de mon dernier texte. Je me fourvoyais! Tout de suite, vous avez compris que mon texte de « Voyage, voyage » était un concept touchant l’actualité (mettant en vedette la fabuleuse loi 78). Je n’ai pas eu besoin de défendre mon point pour désobéir, de m’expliquer, et je vous remercie de cette grande capacité à lire entre les lignes.
La création d’une nouvelle catégorie « Opinions », c’est juste trop génial!! Et j’adore le fait qu’on peut maintenant écrire deux textes par semaine au lieu d’un seul. Franchement, je trouve ça sublime d’avoir eu l’idée de désobéir et que les collaborateurs voulaient absolument donner leur opinion aussi. Ça aurait pu être bien compliqué, mais en fait, il n’y avait rien de plus simple.

J’ai besoin de vous chers collègues. Sans vous, ce projet n’aurait aucune valeur. Grâce à vous, j’alimente mes moments de solitude en focussant sur les thèmes et les contraintes, et je continue.
Je continue.
Pour vous prouver, pour ME prouver que je suis capable de me dépasser.

Merci.

 

Grâce à toi

Tu n’étais pas prévue ni souhaitée
mais depuis que tu es arrivée
tout le monde célèbre
et se rassemble
à cause de toi.

Ça sort sur les balcons,
dans les rues, les campagnes;
partout dans le pays
il y a du bruit
à cause de toi.

Tu n’es pourtant pas gentille.
Tu fais de la casse
de droits et libertés,
tu fais fi de la démocratie
mais grâce à toi plus sont unis.

Tu es la cerise sur le sundae
d’un gros coulis de corruption;
faut dire merci à Jean Charest
d’avoir fait du manque de jugement
sa spécialité.

Grâce à toi tous tapent bien fort
et bossent le dos de leurs casseroles
pour que demain s’embarrassent
et débarrassent (avec la crasse)
les fruits pourris

qui polluent le gouvernement.

Et pis

Mon muse,
mon musée d’idées
une tonne de choses sans valeur
dans tes yeux, rien du tout
mais si tu savais comme j’aime le vide.

Mon orage,
mon or emprunté
aux coffres d’une reine,
aux aveux d’un condamné
à qui on a chatouillé les aiselles
devant sa mère égorgée
jusqu’à temps qu’il avoue t’avoir vu m’aimer

Mon briseur de grève,
toi mon scab
tu me donnes le temps de boire de la bière
depuis que je suis au chômage
J’ai pas soif mais je bois quand même,
j’veux juste que tu le saches

Mon unique,
mont saint-gabriel
mon honneur j’ai rien à déclarer
sauf peut-être oubladi oublada
life goes on… ha!