42e thème

Thème :

Et si on réinventait…
Citation(s), phrase(s) célèbre(s), extrait(s) d’un texte…

Contrainte :

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Violette et son proverbe

Elle s’appelle Violette. Elle a 18 ans.

Jadis elle aimait un homme. Beaucoup, beaucoup.

Mais maintenant, c’est fini.

Elle vit sa première peine d’amour. C’est très douloureux.

Alors elle jure de ne jamais tomber amoureuse à nouveau.

Elle se promet de ne plus jamais laisser son cœur flancher pour quiconque.

Elle se fait le serment officiel de toujours écouter sa raison plutôt que ses sentiments.

C’est le seul moyen de se protéger de cette immonde souffrance.

Plus jamais, non, plus jamais elle ne s’attachera ainsi à quelqu’un.

Bonne chance à vous, hommes qui tenterez de conquérir la jolie.

Car désormais, pour Violette : « Le cœur a ses raisons que la raison connaît trop bien. »

(Original : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. » – Blaise Pascal)

«J’ai fait un rêve»

«J’ai fait un rêve»

Je portais un petit slip rose et j’étais funambule

Je traversais sur un fil imaginaire tissé entre deux tours jumelles effondrées un paysage dévasté

À l’horizon se dessinait une chaîne humaine, un serpent qui ondulait, dont chaque muscle et chaque maillon lié à un autre tombait à tout jamais dans un néant provoqué

Un vide obscur

Tous nous étions égaux

Devant l’ultime rendez-vous

«J’ai un rêve»

Mais dois-je vous le raconter dans son intégralité

Mes pensées

Sont-elles dignes de mes paroles prononcées

«J’ai fait un rêve»

Mais à la fin

Je vous l’avoue

J’ai préféré me réveiller

 

I have a Dream

Discours prononcé par Martin Luther King, Jr, sur les marches du Lincoln Memorial,

Washington, D.C, le 28 août 1963.

Mireille et Georgette

Mireille, ayant bamboché
Toute l’année,
Se trouva fort dépourvue
Quand le bill fut venu :
Pas un seul petit rouleau
De cenne noire pour payer l’hydro.
Elle alla frapper, affichant une sale mine,
Chez Georgette sa voisine,
La suppliant de lui passer
Un peu d’cash pour bouffer
D’ici jusqu’à Noël.
« M’a te’l ermett’, lui dit-elle,
Avant l’Jour de l’an, ça s’f’rait sans mal,
Sans intérêt, c’est l’principal. »
Georgette est pas mal gratteuse :
C’est là son pire défaut.
« Quesse tu crissais au lieu d’être au boulot ?
Dit-elle à cette maudite quêteuse.
– Nuit et jour, enfin… tout le temps,
J’faisais l’party, maudite épaisse…
– Tu faisais l’party ? Pis tu m’traites d’épaisse?
Ben va don’ chier, sacrament. »

-Inspiré de La Cigale et la Fourmi, Jean de La Fontaine-

Dernier jour

Du satin blanc dans un cercueil
Des vêtements noirs dans une église
Un père dans le cœur de sa fille
Sa fille dans la première rangée
La famille dans les pleurs
Les pleurs dans le vide
Le vide dans les têtes
Les têtes dans le déni
La mort dans l’infini
Et le père dans l’autre vie.

Ma source d’inspiration pour ce poème réinventé?
Jacques Prévert – poète que j’adore.

Voici l’original:

Premier jour

Des draps blancs dans une armoire
Des draps rouges dans un lit
Un enfant dans sa mère
Sa mère dans les douleurs
Le père dans le couloir
Le couloir dans la maison
La maison dans la ville
La ville dans la nuit
La mort dans un cri
Et l’enfant dans la vie.