49e thème

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Le futur du magasin

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Le magasin général de la famille Marchand fut longtemps une charmante petite entreprise, essentielle au village de Ste-Joie-de-la-Vallée. Quatre générations successives de Marchand y travaillèrent, faisant du magasin un symbole de réussite. Mais les temps ont bien changé à Ste-Joie… Dans les cinq dernières années, une autoroute fut construite près du village, défigurant le paysage idyllique, et les pétitions des villageois se révélèrent bien inutiles contre ce progrès. Puis une banlieue-dortoir apparut, poussant aussi vite qu’un champignon. Mais tout cela n’est rien à côté des nouveaux défis qui attendent les Marchand. D’un côté, il y a la famille Bucks, qui vient de faire son arrivée à Ste-Joie. Et les Bucks, promoteurs sans scrupules, ne reculeront devant rien pour finaliser la construction de leur Wal-Mart-Géant. De l’autre côté, il y a cette mystérieuse cantatrice italienne, étrangère en visite au village… Elle affirme être à la recherche d’un bûcheron porté disparu, mais elle semble aussi détenir des secrets compromettants pour la famille Marchand… Le futur du magasin est menacé! Mais les excentriques jumeaux Adèle et André Marchand, héritiers du magasin, sont dotés d’une énergie et d’un optimisme inébranlables… et ont plus d’un tour dans leur sac…

Une saga familiale rocambolesque, teintée d’humour absurde… Une critique subtile de notre société de consommation… Un premier roman écrit comme un pastiche tendre de notre littérature classique du terroir…

La rage de papier

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Pierre-Luc Rivard, vivait une petite vie tranquille, mi trentaine, CEO d’une grande compagnie, beau et bien musclé, il prenait bien soin de lui. Manucure à toute les deux semaines, gym à tous les jours. Il ne buvait pas trop et mangeait sainement. Il passait ces temps libres à lire ou à se promener dans les parcs de la ville avec son appareil photo. Il était le fils que dont toutes les mères rêvent, le gendre que tous les pères désirent et l’envie de toute les femmes. Cependant tout allait changer.

À son réveil le 24 janvier 2010, il su immédiatement que sa petite vie venait de prendre un tournant vers l’enfer.  Des mots envahissaient sa tête. Même après son café matinal et une bonne douche chaude, il ressentait un chaos complet dans son esprit. Il devait trouver un moyen d’évacuer ce surplus. Il se retrouva cependant prisonnier de son appartement puisque le contact avec le monde extérieur lui donnait une nausée incroyable. Une feuille de papier et un crayon permirent à Pierre-Luc de se procurer un peu de bien-être. Cependant au fur et à mesure qu’il couchait sur papier les mots de son esprit ceux-ci étaient rapidement remplacer par d’autre. Les heures avançaient, le jours devint la nuit et Pierre-Luc ne pouvait plus s’arrêter. Il avait une rage de papier qui n’était jamais assouvie.

Le protocole des forêts

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La mousse mousse sur les rochers gris et son vert tendre se transmet à toutes les mousses qui moussent sur les rochers gris.

Les fougères cachent des fagots et colportent des ragots sur les ragots* des sous-bois.

Les champignons se nichent aux creux des souches humides dans l’attente d’une ondée salvatrice.

Les chenilles se tortillent et les souris font hihi – tandis que les pics-bois s’envoient d’arbre en arbre des éloges en échos.

Des touffes de fleurs colorées pavanent leur luxuriance là où quelques rayons de soleil osent pénétrer la pénombre de la fôret.

Puis il y a ces géants de bois aux pieds biens enracinés ayant une ambition profonde d’altitude, d’horizon et de liberté.

L’hiver, le tout est nappé d’onctuosité.

Cependant, aucun n’échappe au protocole des forêts !

*

*

*

* Jeune sanglier mâle âgé de plus de 2 ans et de moins de 3 ans.

La valse du notaire

La valse du notaire

La valse du notaire, par Élodie Jolette.  ♥♥♥
© Éditions aléatoires – 2013

« Dans son bureau tous les jours des vivants préparaient leur mort. Le notaire rédigeait les testaments et n’oubliait aucun détail – pour aider la succession d’abord, mais aussi pour permettre aux proches de vivre leur deuil plus facilement après le décès. Lorsqu’un client sortait de son bureau, le notaire se demandait toujours s’il allait le revoir vivant ou s’il entendrait son nom, la prochaine fois, dans la bouche d’un proche endeuillé. Comme il pratiquait depuis des années, plusieurs de ses clients devenaient des défunts chaque semaine; aussi, le vendredi soir, il faisait toujours jouer du Brahms et enfilait ses souliers de soirée avec cérémonie avant de fermer son étude. Dans le couloir, à tout hasard, il tendait la main devant lui à un partenaire invisible, puis il se mettait à valser de long en large, joyeusement, allègrement, jusqu’à 20 heures. C’était – et il le disait avec un clin-d’oeil – sa façon d’assurer un service après-vente, de garder la forme… et d’ajouter de la vie à la mort. »

– La valse d’une auteure! Beaucoup de plaisir et de profondeur dans ce premier roman d’Élodie Jolette! Manon Dumais, Voir

(En librairie quand les poules auront des… testaments.)

L’hôtel du retardataire

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C’était une grande bâtisse de pierres grises, siégeant sur un lit de graviers et encadrée de pots de bégonias. Dans le jardin, un saule pleureur abritait un bassin décrépi à l’eau noire et stagnante dans laquelle on devinait d’énormes carpes. Le rideau de feuilles tombantes bruissait avec le vent et effleurait parfois la surface de l’eau. Plus loin, au détour d’une haie de cèdres, on tombait, au choix, sur une statue de chèvre en béton dont la corne brisée laissait entrevoir l’armature de métal, ou encore sur la sépulture d’un animal de compagnie. Des buissons d’hortensias fanés achevaient de conférer à l’ensemble une mélancolie romantique aussi pénétrante que l’humidité de novembre.

À l’intérieur, un hall d’entrée lumineux au parquet de bois couleur miel invitait le visiteur à grimper les étages, et c’est ainsi que je me retrouvais au sommet de la vaste cage d’escalier, face à une petite pièce qui faisait maintenant office de débarras. Instinctivement, j’avais ignoré l’enfilade de chambres pour me diriger vers cette porte entrouverte. C’était comme si l’endroit susurrait mon nom, comme si la raison de mon voyage se trouvait là, au milieu des boites poussiéreuses.

Empilé sur les étagères, un bric-à-brac de jouets en plastique, abandonnés dans des cartons, attendait de partager ses souvenirs comme un album photos. J’attrapais un bilboquet, puis le modèle réduit d’une vieille Citroën. Des bribes d’enfance remontaient à la surface pour m’éclater au visage en bulles nostalgiques. J’étais arrivé trop tard, ma conscience me torturait. Je saisis une boite au hasard puis redescendis à la rencontre du notaire. L’enterrement avait eu lieu la veille, et l’hôtel avait déjà trouvé acheteur.

Dans l’ombre des patients

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Ils vont et déambulent sans trop avoir de but. Souvent d’un pas traînant  l’air hagard, abrutis par leur médication. Le filet de salive coulant du coin de la bouche, ou par-dessus leur lèvre inférieure pendante, ils marmonnent et conversent, mais rarement entre eux. Certains ne font que du sur place, fixant un point quelconque sur un mur ou au plafond. D’autres se recroquevillent dans un coin et essaient de faire taire les voix dans leur tête. L’air est lourd, les murs sont gris. Une odeur d’urine et d’excréments flotte en permanence dans l’espace clos qu’est cette aile de l’hôpital. À certains moments, l’un d’eux perd le contrôle, et se met à courir, à crier, à frapper. En général, il est maîtrisé assez rapidement par les infirmiers-matons, mais il arrive que ceux-ci soient débordés, surtout les soirs de pleine lune, par une hystérie collective qui se répand à la vitesse de l’éclair, un genre de désorganisation spontanée et générale. Une petite étincelle, et c’est la folie pure qui prend le dessus! Alors les infirmières arrivent en renforts avec leurs seringues. Il s’ensuit une catatonie quasi complète, tous redeviennent calmes et l’odeur d’urine un peu plus forte…

En général, nul ne me voit. Je suis tapi dans l’ombre et j’observe. Par contre, de temps à autre, l’un d’eux m’aperçoit, et souvent se met à hurler. Ceux-là reçoivent de plus fortes doses de tranquillisants. Je reste quand même avec eux. Je les suis, je m’amuse à leur dépends, un peu. J’aime étudier leurs manies, leurs tics, leur folie. Même que quand c’est trop tranquille, ou bien que les matons ne foutent rien de leurs dix doigts, je pince un patient, juste pour foutre le bordel, et je m’installe pour regarder le spectacle! Quand même, c’est mieux que de violenter des personnes âgées!

Je suis ce que certains appelleraient un esprit frappeur, et je m’amuse comme un fou, dans l’ombre des patients…