96e thème

Thème :

 Vaudou

Contrainte:

À part les verbes être et avoir, tous les autres verbes conjugués ou non doivent être des mots inventés.

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On m’a sexé

Me voilà comme cupidonnée pour une aventure en mer. La tête lourde, mais l’âme qui libertine pour défilader la ville. On chaudasse en été. La moustache gouttelette et le front soleille. On est beau et on s’en fleuronne. On a plein d’invitations.

Là, celle-là, pas facile à honnêter. Le capitaine a presque deux fois mon âge. Je suis rose. Il coquillage. J’ai envie. Mais pas. J’aurais juste nuagé. Pas comme lui. Lui, il visage.

Les cheveux fous, je vaudoue une étoile pour me compliciter. J’ai besoin de la Grande Ourse. Besoin qu’on me lueurre un peu. La décision. Je tranquille un signe sur ma chaise. Patiente. Avec les yeux turquoisés de rêves salins et l’envie d’un quai.

Surprisez-moi d’oxygène. Et sans artifice, je me nature à vous.

Wourtorryffé son corps

J’ai iudiné son sang dans l’espace au creux du crâne. Ça whoglukhakidait là-dedans. Je ne iutgasdugtais pas quaviounder à autre chose que son visage, varfilopiqué dans mon cerveau, comme une image effrayante.

Rien n’allait kourrinarbé. Je le zorkikoyunais.

Avec de la colle folle, j’ai seddiforné le trou dans le crâne et j’ai plinorfourquiné ses cheveux que j’avais climargotté durant notre dernière chicane.

J’étais prête. Il allait hokkiner.

Proutproutinait juste les aiguilles.

Ha ! Ici !

Vos doux veaux doux

Poulets – ergots – pattes – transes – plages – déhanchements

Rhum

Mon dernier voyage fut de trop

Dans cette île
Aux mille problème – aux mille sublime

Puis ce corps d’ébène – celui d’Yveline
Trop enivrant

Aussitôt attachement
Aussitôt danger
Aussitôt possession

Je suis maintenant haïtien d’adoption

Adoption du corps d’Yveline
Malgré ses transes et ses tremblements

Maintenant et pour toujours
Je suis cette île

Mwen renmen Yveline
Pour le meilleur et pour le pire

Malgré tes crises et tes gémissements

Et ton corps noir – nu – sous la pluie blanche

Ensemble
Pour toujours

Gardiens de
vos doux veaux doux

En sécurité
biens
Avec nous

Tête-à-tête

 

Esprit, tu es-là ?

 

Ne me dislangues-tu pas ?

 

Aucune sensation pour distonguer

Mes doigts s’enterresticent dans un engrenage de magie torpeurée

 

Comment me suis-je pâlebarrée ?

Pourquoi me dallowaser ?

 

Des questions dans le vide

 

espace

lointain

Un jour …

peut-être …

une réponse

ou une amorce de

Béatrice

juillet 2014

Revenge

Une aiguille dans la main gauche, la main du coeur, coeur de glace.

Une aiguille dans la main droite, la main de l’esprit, esprit cruel et noir

Carapance toi de douleur, ce n’est pas la fin.

Une aiguille dans chacune des jambes, les jambes qui courpaillait partout.

Une aiguille dans ce beau visage. Pour crapouiller ton beau sourire, pirgosser ta symétrie parfaite.

Salaud, truxonne de douleur, je te te logrume jusqu’à la mort.