Tout ça pour dire que…

À gauche et à droite les opinions de tout le monde déambulent dans les oreilles de tout le monde polluées par les préjugés de tout le monde défendus par des arguments fondés sur les connaissances limitées de tout le monde sur ce qu’on suppose être l’équité la justice la laïcité la réalité et ce qu’on peut trouver dans la tête (couverte ou pas) de tout le reste du monde. Ainsi naissent les insultes les raccourcis la division et les conflits la controverse les omissions les grands jurons les jugements les affronts la violence et puis la haine.

Du passé les erreurs nous rappellent pourtant que l’intolérance ne mène à rien de bon qu’elle a souvent dégénéré en attentats en guerres civiles en génocides en Holocauste et alouette.  L’ouverture à l’autre réduit la peur qu’on ressent pour lui c’est bien connu au tout début viennent la méfiance et la curiosité mais dès qu’une main se tend et qu’un sourire se fend l’atmosphère se détend puis la compréhension mutuelle s’amène et l’amitié n’a plus de couleurs.

Il arrive toutefois qu’un invité abuse de la bonté des hôtes et lorsque ces hôtes ne se tiennent pas debout parce qu’ils ont la queue identitaire bien basse entres les jambes et qu’ils ne savent pas s’affirmer ils omettent de remettre leur invité à sa place de lui rappeler les règles de la maison et peu à peu ils s’effacent ils perdent leurs places pauvres chiens de chasse sans s’en rendre compte ils se retrouvent un jour ou l’autre de simples invités dans leur maison.

Mais cracher en l’air c’est pas d’avance tôt ou tard ça retombe au visage la loi de la gravité ça pardonne pas.  Faut savoir vivre aimer et être soi-même avec les autres avec doigté prendre les différences avec des pincettes leur donner beaucoup d’amour beaucoup de chaleur mais rester fermes sur l’essentiel et sur ce qui nous tient vraiment à coeur.

Tout ça pour dire que…

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Grâce à toi

Tu n’étais pas prévue ni souhaitée
mais depuis que tu es arrivée
tout le monde célèbre
et se rassemble
à cause de toi.

Ça sort sur les balcons,
dans les rues, les campagnes;
partout dans le pays
il y a du bruit
à cause de toi.

Tu n’es pourtant pas gentille.
Tu fais de la casse
de droits et libertés,
tu fais fi de la démocratie
mais grâce à toi plus sont unis.

Tu es la cerise sur le sundae
d’un gros coulis de corruption;
faut dire merci à Jean Charest
d’avoir fait du manque de jugement
sa spécialité.

Grâce à toi tous tapent bien fort
et bossent le dos de leurs casseroles
pour que demain s’embarrassent
et débarrassent (avec la crasse)
les fruits pourris

qui polluent le gouvernement.

Réponse à Denise Bombardier

En réponse à sa chronique du 26 mai 2012 intitulée: « La victoire de la rue » publiée dans Le Devoir.

Bonjour Mme Bombardier,

Ma maman m’a fait parvenir votre chronique ce matin, par courriel. Elle vous admire beaucoup, mais je remarque qu’elle a pris l’habitude de me faire part de vos textes lorsqu’elle a un doute sur vos positions. Oh, elle ne l’a jamais présenté ainsi, mais le geste finit inévitablement par un long échange téléphonique entre elle et moi. Je vous remercie de donner prétexte à des discussions très intéressantes et éclairantes entre elle et moi.

Ma mère vous admire parce que, comme elle, vous avez réussi à vous hisser comme figure d’autorité dans les sphères largement dominées par la gent masculine. Vous êtes une femme intelligente, vous avez une carrière impressionnante et l’estime de plusieurs. D’une certaine manière, vous êtes une pionnière, une courageuse, qui prend position sur des sujets difficiles, parfois tabous.

Cependant, les dernières fois où je me suis aventurée à lire votre chronique, j’ai éprouvé un grand malaise. En ce qui concerne la plus récente, pour être franche, je ne sais même pas par où commencer pour présenter un argumentaire contre vos positions: il y a tant à dire. Je voulais juste vous signifier que vous me décevez beaucoup, car votre intellect si affûté semble servir à propager des idées démagogiques, paternalistes et méprisantes envers la situation québécoise actuelle.

Je voulais vous rassurer: n’ayez pas peur. Cette manifestation de solidarité est majoritairement pacifiste, festive, émotionnelle et un signe de bonne santé de notre société. Les multiples raisons pour descendre dans la rue, ou tout simplement sortir sur le balcon, sont énumérées dans les nombreux commentaires de vos lecteurs. Il est beaucoup plus sain de dire collectivement ‘assez!’ que de se taire et d’obéir aux matraques.

Cordialement,

Julie Kurtness,
Montréal

Lettre citoyenne au 100e jour du conflit étudiant

Cher concitoyenNE,

Je t’écris parce qu’au fil des jours (rouges de plus en plus noirs) j’ai réfléchi longuement sur notre Québec. Je ne suis qu’une citoyenne parmi tant d’autres, je ne détiens aucune vérité, mais je questionne tout, et maintenant, je veux te faire part de mes réflexions.

Le Québec se distingue par ses valeurs sociales de justice et d’équité. Elles ont été acquises au fil du temps grâce aux citoyens qui se sont levés avant nous pour réclamer ces droits, pour que s’améliorent leurs conditions de vie et que nous puissions aujourd’hui en bénéficier.

Comme dans un couple, dans une société, chacun doit faire sa part. Mais il y a des éléments sacrés dans un budget dans lesquels on ne peut pas couper si on veut rester en santé. L’éducation fait partie de ceux-là. L’éducation est un gage de santé pour une société. À tous les niveaux. Moins de pauvreté. Moins de criminalité. Meilleure santé générale = moins de frais de santé pour le gouvernement.
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