Tout ça pour dire que…

À gauche et à droite les opinions de tout le monde déambulent dans les oreilles de tout le monde polluées par les préjugés de tout le monde défendus par des arguments fondés sur les connaissances limitées de tout le monde sur ce qu’on suppose être l’équité la justice la laïcité la réalité et ce qu’on peut trouver dans la tête (couverte ou pas) de tout le reste du monde. Ainsi naissent les insultes les raccourcis la division et les conflits la controverse les omissions les grands jurons les jugements les affronts la violence et puis la haine.

Du passé les erreurs nous rappellent pourtant que l’intolérance ne mène à rien de bon qu’elle a souvent dégénéré en attentats en guerres civiles en génocides en Holocauste et alouette.  L’ouverture à l’autre réduit la peur qu’on ressent pour lui c’est bien connu au tout début viennent la méfiance et la curiosité mais dès qu’une main se tend et qu’un sourire se fend l’atmosphère se détend puis la compréhension mutuelle s’amène et l’amitié n’a plus de couleurs.

Il arrive toutefois qu’un invité abuse de la bonté des hôtes et lorsque ces hôtes ne se tiennent pas debout parce qu’ils ont la queue identitaire bien basse entres les jambes et qu’ils ne savent pas s’affirmer ils omettent de remettre leur invité à sa place de lui rappeler les règles de la maison et peu à peu ils s’effacent ils perdent leurs places pauvres chiens de chasse sans s’en rendre compte ils se retrouvent un jour ou l’autre de simples invités dans leur maison.

Mais cracher en l’air c’est pas d’avance tôt ou tard ça retombe au visage la loi de la gravité ça pardonne pas.  Faut savoir vivre aimer et être soi-même avec les autres avec doigté prendre les différences avec des pincettes leur donner beaucoup d’amour beaucoup de chaleur mais rester fermes sur l’essentiel et sur ce qui nous tient vraiment à coeur.

Tout ça pour dire que…

Lettre au maire (version 54)

NDLR: Mon personnage de la semaine, Jasmin Racine (col-bleu au Jardin Botanique), est aussi poète à ses heures. Il nous offre ici la 54e version d’une missive en constante évolution qu’il désire envoyer au maire de Montréal.

Montréal, 24 avril 2012

Monsieur Tremblay,

Dans ma vie, j’ai semé du bon grain et ma récolte est plutôt bonne. Tous n’ont pourtant pas ma chance ni ma prévoyance. Il y a des choses qu’on doit semer à plusieurs, quand on vit en société.  Des choses comme le développement durable, des choses comme l’éducation dans la tête de nos jeunes… Je crains pour nos prochaines récoltes sociales.  Plus personne ne veut se salir les mains, y mettre un peu du sien; mais quand on oublie de penser au bien commun, quand on ne pense qu’à son confort personnel immédiat, tout le monde est perdant. Je m’adresse à vous Monsieur Tremblay parce qu’on se tourne vers sa mère quand on a un problème; vous êtes la mère de Montréal, alors me voilà. Lire la suite « Lettre au maire (version 54) »